Tout savoir sur la norme WLTP

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Tout savoir sur la norme WLTP

Une nouvelle norme d’homologation pour les véhicules est entrée en vigueur, depuis le 1er mars 2020. Désormais, la délivrance des cartes grise devient beaucoup plus compliquée, particulièrement à cause du rallongement des délais. D’ailleurs, cette nouvelle norme d’homologation a été déjà annoncée par la Cour des comptes vers le mois de février 2020. 


Qu’est-ce que la norme d’homologation WLTP ?

La norme WLTP est l’abréviation de Worldwide Harmonized Light vehicles Test Procedures. En d’autres termes, il s’agit d’un Consensus global pour les procédures d’essais des véhicules légers. Cette nouvelle série de tests obligatoires permet d’attester de la conformité de nouveaux véhicules, arrivant sur le marché pour les nouvelles réglementations imposées. La nouvelle norme d’homologation a pour objectif d’assurer que tous les véhicules soient conformes aux normes d’émissions des polluants. Elle remplace ainsi le protocole NEDC ou New European Driving Cycle.

La norme d’homologation WLTP a également pour but d’harmoniser les normes entre les pays. Par conséquent, les résultats du test seront applicables aux quatre coins du monde, notamment dans toute l’Union européenne, mais aussi au Japon et en Inde. Elle vise donc à limiter les différences et à accroître ainsi l’efficacité du processus d’homologation. Au fil du temps, les conditions de test sont devenues obsolètes, c’est pourquoi on a mis en place une nouvelle norme d’homologation. Cette dernière sert aussi à repérer les tricheurs.

Quelles sont les conséquences de la nouvelle norme d’homologation WLTP ?

Pour les nouveaux véhicules, c’est-à-dire les véhicules qui n’ont jamais été immatriculés, la même grille de malus CO2 WLTP s’applique. En revanche, pour pouvoir être homologués WLTP, les véhicules d’occasion doivent être accompagnés d’une déclaration de cession comme celles fournies par CG Officiel ou toute autre organisation qui fournit de tels services. 

Les voitures d’occasion immatriculées hors de France pour la première fois et importées en France après le 1er mars 2020 ne seront pas soumis au barème de la puissance administrative. La valeur CO2 de ces véhicules sera conforme à l’accord NEDC corrélé. Par conséquent, leurs taxes seront basées sur le taux de taxe sur le CO2 en vigueur à la date du premier enregistrement. C’est une excellente nouvelle pour les automobilistes qui souhaitent changer de voiture dans les prochains mois !

Homologation WLTP en fonction du modèle du véhicule

Si vous pensez acheter un nouveau véhicule, vous devez prendre en compte différents paramètres avant de penser à l’homologation WLTP. En effet, vous devez avant tout disposer des documents suivants : une déclaration de cession du véhicule, le procès-verbal de contrôle technique, le certificat de non-gage, ainsi que l’ancien certificat d’immatriculation du véhicule. Si l’un de ces documents ne sont pas conformes, vous ne pouvez pas immatriculer le véhicule à votre nom. En effet, la carte grise prouve que vous êtes le nouveau propriétaire du véhicule.

La norme WLTP impose de subtiles différences au niveau de chaque version d’un même modèle de véhicule. Auparavant, les mêmes émissions de dioxyde de carbone étaient appliquées à n’importe quel modèle de voiture avec la même transmission et le même moteur. Aujourd’hui, chaque variante d’un modèle fait l’objet d’une évaluation propre avec le protocole WLTP. De nombreux paramètres seront intégrés dans le calcul des émissions de dioxyde de carbone, tels que la taille des pneus, la finition, la carrosserie, le poids et diverses options de véhicules.

En d’autres termes, chaque modèle a désormais sa propre valeur de CO2. Sachez qu’une voiture haut de gamme avec de grandes jantes et un coffre de toit imposant sera plus punie qu’un modèle d’entrée de gamme. En effet, moins aérodynamiques, la première consomme plus de carburant et émet plus de pollution.

Comment se passe le test avec la norme WLTP ?

La norme d’homologation WLTP entraîne au passage une prolongation de la durée de test. Si avec le cycle d’homologation NEDC, le test a duré une vingtaine de minutes, désormais, elle dure trente minutes, soit dix minutes de plus avec la norme WLTP. De plus, contrairement aux 11 kilomètres du test précédent, il est réalisé sur une boucle de 23,25 kilomètres. Si le protocole NEDC réalise le test en laboratoire, le WLTP se fait sur route. Ainsi, les critères d’évaluation se rapprochent davantage des conditions normales d’utilisation du véhicule. Les tests d’homologation sont donc réalisés plus sévèrement avec la mise en place du protocole WLTP. En effet, la norme WLTP a pour objectif de donner des résultats de consommation et d’émission de CO2 nettement plus proches de la réalité.

Les conséquences de la norme WLTP sur les certificats d’immatriculation

Le coût de la carte grise a augmenté, depuis le début du mois de mars 2020. En fait, la nouvelle grille de malus écologique mise en place par le protocole WLTP a entraîné une hausse généralisée du coût du certificat d’immatriculation. Il est à noter que le prix de la carte grise est basé sur différentes taxes, dont le malus écologique, ce qui explique la légère augmentation de son prix. Pour éviter la hausse du montant du malus, il a été indispensable de revoir la grille applicable tel que le montant du malus applicable, le seuil de déclenchement du malus, etc. 

A cause de la mise en place du protocole WLTP, il y aura un retard administratif au niveau de l’immatriculation des véhicules neufs. D’ailleurs, les automobilistes ont été déjà prévenus par la Cour des comptes qu’il y aurait un allongement considérable des délais de traitement pour la délivrance des certificats d’immatriculation. N’hésitez pas à vous renseigner sur les sites de carte grise en ligne, s’il existe des options permettant d’accélérer la délivrance des cartes grises. 

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